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Élus, que ferez-vous pour l'économie ?

Invitées par le Cercle des entreprises du Vendômois, les quatre listes étaient soumises jeudi soir à un interrogatoire en règle.

Ton direct, voire très direct à l'adresse des représentants des quatre listes en présence dans le cadre d'un interrogatoire en règle, conduit sans ambages pour bannir la langue de bois par deux membres du Cercle des entreprises à l'initiative de la rencontre ponctuée par Francis Minier, chef d'entreprise. Philippe Rouillac, commissaire-priseur et Jean-Baptiste Anginot, directeur général de la société vendômoise Écofit, animateurs de la soirée, pressaient les candidats de questions.


Pas de révélation, pas de surprise au cours de cet exercice de transparence face à une salle de Courtiras sans micro et trop exiguë pour contenir tous les électeurs avides d'informations économiques. En fait, 130 personnes étaient assises ou sont restées debout pendant deux heures et demi, dont des colistiers et des candidats de communes voisines, toutes respectueuses des divers avis formulés. Malheureusement, à l'ouverture de la réunion à 20 h, nombre de curieux ont été contraints de tourner les talons faute de place.


Une présentation d'éléments de programme, des déclarations d'intentions, des rappels de réalisations. Et de la part des entrepreneurs, la démonstration d'une soif d'écoute qu'ils estiment ne pas trouver. Voire de suspecter les élus d'une compétence limitée pour comprendre les enjeux économiques quand ils les interrogent sur leurs connaissances du monde de l'entreprise par une question volontairement provocatrice : « Avez-vous déjà travaillé en entreprise et avez-vous parmi vos colistiers des gens qui ont fait leurs preuves et portent haut le renom de Vendôme ? Quelles seront vos décisions fortes dans les cent jours qui suivront l'élection ? Quelles sont vos marges de manœuvre pour baisser vos dépenses de fonctionnement et faire évoluer vos dépenses d'investissement ? »
En fait, c'est une démonstration générale de discours de bonne volonté qui ressortait de cette réunion où l'on passait allégrement de l'aide de la collectivité à la recherche de locaux ou à monter des dossiers de demandes d'aides, à l'écoute pour réussir à trouver du personnel formé, à la fiscalité, au besoin indispensable en haut débit… Une façon pour les acteurs économiques de demander aux élus de se remonter les manches.