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Le Cercle des Entreprises en Vendômois prend son envol anti-crise

Film, DVD et clips promotionnels vont vanter les richesses économiques du secteur

La phrase «Mieux vaut tard que jamais» est revenu, souvent, dans les conversations après le lancement officiel, le mercredi 30 septembre, au Minotaure à Vendôme du Cercle des Entreprises du Vendômois (CEV), car les multiples recettes, déjà appliquées, ou à développer, auraient pu éviter quelques pertes d’emplois et quelques clashs économiques. Et, pour une fois, que l’État, souvent décrié, via ses services ou sa politique, a quasiment été applaudi par quelque 400 personnes prouve que, face à la crise, il y a des situations où il faut savoir faire fi de querelles intestines et/ou électoralistes, même à la veille des élections régionales, pour aller combattre ce chômage que Robert Badinter appelle cancer social.

Réunis donc à Vendôme en cette soirée de lancement d’une grande opération de communication, les invités du CEV ont suivi la mise en place d’une stratégie de séduction qui, par des clips projetés dans les salles de cinémas de Vendôme et de Blois, ou par un film, annonce tout ce que le Vendômois économique peut apporter à des jeunes à la recherche d’un premier emploi ou a des adultes en quête d’un nouveau souffle professionnel, sans oublier les reprises possibles d’entreprises dont les dirigeants vieillissent. Un DVD a également été sorti. Les mots excellence, authenticité, réussite, avenir, art de vivre, entreprendre et percer sont souvent revenus dans les paroles des personnes interviewées ou rencontrées par deux jeunes lycéens curieux d’une ouverture du monde de demain, de leur avenir, quand, diplômés, ils partiront ouvrir les portes d’une entreprise pour y construire leur nid professionnel. L’image de l’emploi en Vendômois et les possibilités des postes offerts s’adressent, surtout, aux parents de jeunes en quête de pistes, aux jeunes eux-mêmes, aux enseignants souvent peu au courant de la vie des entreprises, en autant de messages positifs voulant prouver que l’herbe, ici, est aussi verte qu’ailleurs et que s’expatrier pour travailler n’est pas un but. Car il y a du choix et d’énormes possibilités de développement sur place, avec une qualité de vie bien plus agréable qu’ailleurs. Les diverses interventions ont, toutes, abondé dans le même sens : promouvoir l’existant pour un avenir plus riche et plus dynamique.

Francis Minier, président du CEV, avec un humour, que bon nombre de présents ont découvert et apprécié, a appelé les élus, qui se chamaillent, à plus de sérieux, vu la crise, et à s’unir «car la charrue que nous avons, tous, à traîner est de plus en plus lourde».  Pour Philippe Rouillac, qui a Vendôme dans son cœur, il faut hisser, encore plus haut, toutes les couleurs du Vendômois, déjà riches de plus d’une vingtaine de records, dont la première ligne TGV lancée en France et la présence, à Paris, d’une place du nom de Vendôme connue du monde entier en fonction des boutiques qu’elle accueille dans son pourtour. Secrétaire générale du CEV et responsable de la commission RH, Magali Marty a expliqué les chemins ayant mené à la création du CEV face à des constats négatifs qu’il fallait combattre : l’image de marque mauvaise de certains métiers, l’inéquation des offres et des demandes d’emploi, la menace d’une désertification médicale inexorable,  le manque d’informations à destination des jeunes et de leurs parents quant aux possibilités de carrières offertes sur place…

«Il fallait réagir et vite. Nous avons reçu un excellent accueil de notre projet auprès de Sophie Lesieux, sous-préfet, et Martine Mathon, déléguée de la DIRECCTE (direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) et l’enthousiasme de toute une équipe a abattu bien des obstacles. Nous nous sommes sentis moins seuls dans notre idée de faire bouger les lignes».

Michel Biguier, président de la Communauté de communes du Vendômois rural, «au nom des deux intercommunalités», tirant des conclusions de ses expériences professionnelles de menuisier puis d’enseignant en menuiserie a souhaité voir se renforcer les liens entre élus et chefs d’entreprises pour faire avancer, d’une même voix, le Vendômois, sans oublier la possibilité de la création d’une école de la deuxième chance pour la reconversion des adultes privés d’emploi…

Karine Gloanec-Maurin, au nom du Conseil régional, salua les idées développées dans cette campagne promotionnelle du Vendômois en matière d’emploi et de formation, secteurs soutenus, comme l’apprentissage, par le Conseil régional, dans un esprit de solidarité et de dynamisme professionnel.

«Que du bonheur ce soir» s’exclama Maurice Leroy, président du Conseil départemental, qui, évoquant l’aboutissement du dossier du Grand Paris soutenu, toutes tendances politiques confondues, depuis 8 ans, par tous les élus, allait aboutir prochainement, souhaita que la même entente de rassemblement autour d’un même sujet, le développement de l’emploi,  fasse taire les quelques querelles intestines locales. «Fédérez-vous avec énergie et que les 105 communes du secteur croient en l’avenir de ce territoire où tout devra réussir».

«Le redressement amorcé depuis peu est en cours en Vendômois comme ailleurs en France» lança, avec conviction, Sophie Lesieux qui souligna le travail effectué en commun pour vanter les atouts et atours du secteur. La sous-préfet annonça, à la suite du flash Mob de 2015 sur l’industrie, une surprise de taille pour l’an prochain avant de féliciter, comme le firent tous les orateurs précédents, l’implication des acteurs du film et des clips, leur concepteur, les élèves musiciens de l’école de musique de Vendôme et le sportif, Ludo le Fou, qui, avec son titre d’IronMan, a hissé très haut les couleurs du Vendômois en cet été calme sur le plan événements sportifs.

Sans vouloir apporter un côté négatif à ce que l’on peut qualifier de réussite en plan de communication, regrettons, toutefois, que trop d’images de Vendôme aient fait oublier les autres communes du Vendômois. Et si Vendôme est connue en Loir-et-Cher, il faudra bien penser à situer dans les opérations extérieures à venir sa situation en  région Centre-Val de Loire, à 42 minutes de Paris. C’est un peu trop vite évoqué dans les clips et le film…Dommage.

Richard MULSANS

Contacts : CEV, 223 boulevard du Président-Roosevelt, 41100 Vendôme (entreprendre@cercle-entreprises-vendomois.fr ouwww.cercle-entreprises-vendomois.fr).